xX-- Prologue --Xx

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« Les lamentations des vivants sont un chant pour les morts »

POV Gabriel :

Les cris retentissent depuis plusieurs heures maintenant mais je sens que la fin est proche, les frères vont naître. Cet accouchement me rappelle quelque peu celui de l'enfant Jesus et, une fois encore, je me retrouve à veiller sur les enfants à venir. Bien entendu, mon rôle n'est pas de veiller sur tous les enfants qui naissent partout dans le monde, mais de faire en sorte que les bambins qui ont une destinée spéciale viennent bien au monde. Cela faisait 1989 longues années que je n'avais pas assisté à un accouchement et je me rends compte que cela ne m'a pas vraiment manqué car, au-delà de la joie d'assister à la venue au monde d'un nouvel être humain, la douleur éprouvée par la mère m'est insupportable. Je regarde cette allemande blonde dont le visage aux traits habituellement si doux est déformé par la douleur et couvert de sueur. Courage chère Simone, ils arrivent des amours, ils sont là, je vois la tête du premier. Les médecins s'affairent autour de la future maman tandis que les forces de cette dernière s'épuisent. Un premier enfant est extirpé d'elle et, après que le papa lui eût coupé le cordon ombilical, il est nettoyé par les infirmières tandis que la femme pousse de nouveau. Cela fait maintenant dix minutes que la première tête blonde à quitté le corps de sa mère et repose dans les bras de son père. Ses chers parents ont décidé de l'appeler Tom et, je ne sais pas pourquoi, mais ce prénom ne me plaît pas vraiment. Alors que le deuxième enfant est en train de sortir, une personne apparaît à mes côtés dans un nuage noir invisible aux yeux des simples mortels. Ces derniers ne savent d'ailleurs pas que je suis ici et que je les épient depuis dix heures maintenant.

Gabriel : Baphomet...
Baphomet : Ravi de voir que tu ne m'as pas oublié, tu m'as beaucoup manqué tu sais ?
Gabriel : Ce sentiment n'est guère réciproque, prend-le pour dit ! Que viens-tu faire ici ?
Baphomet : Je viens récupérer ce qui appartient à Satan.
Gabriel : Ces enfants reviennent à Dieu, il en est l'unique responsable.
Baphomet : L'unique responsable ? Même si notre royaume s'étend dans les profondeurs de la Terre, nous savons bien en-bas que ton Dieu n'est pas innocent à cette création, il était on ne peut plus présent lorsque ces deux personnes s'accouplaient mais saches qu'il n'était pas le seul : Satan est passé après lui et il est à l'origine du deuxième enfant créé.
Gabriel : Mensonges !
Baphomet : Vérité mon cher ami. Vois-tu, si l'on suit le code universel, l'un de ses enfants doit revenir au peuple souterrain et nous avons choisi de prendre l'aîné.
Gabriel : Pourquoi lui ?
Baphomet : Tom... Cela fait des semaines que les jeunes parents ont décidé du nom de leurs fils et tu n'es pas sans savoir que Tom est un nom très apprécié chez nous. Quant à Bill, ce deuxième enfant qui vient de naître, il nous est impossible d'accueillir comme il se doit une personne dont le prénom veut dire ' protecteur '.

Je pose mon regard divin sur ces deux nourissons qui dorment sagement dans les bras de leur mère épuisée mais heureuse. Savent-ils ô combien est grande la destinée qui les attend ? Se doutent-ils un seul instant de ce qu'ils devront accomplir ? Non la réponse est évidente, ils ne se doutent de rien et c'est cette ignorance qui les rend si dangereux. Je détourne les yeux de cette allégorie du bonheur et les pose sur le regard écarlate de mon interlocuteur.

Gabriel : Le code universel ne s'applique pas aux jumeaux.
Baphomet : Erreur mon cher, revois tes classiques !

Le démon ouvre ses bras et ces derniers accueillent un énorme volume à la reliure de cuir noir et dont le titre est écrit en fines lettres rouges : la version infernale du code universel. Dans une attitude insolente, le premier archange des Enfers tourne les pages jusqu'à trouver celle qu'il cherchait.

Baphomet : Article 483 du code universel au sujet des naissances provoquées « Lorsque une naissance est le fruit d'une union divine et démoniaque, faisant naître deux enfants, les responsables ou leurs représentants sont en droit d'obtenir que l'un d'entre eux reviennent à chacun des camps sauf si les enfants sont des jumeaux, alors ils appartiennent au premier créateur. »
Gabriel : J'avais raison.
Baphomet : Ne sois pas si pressé ! Je poursuis donc : « ... sauf si les enfants sont des jumeaux, alors ils appartiennent au premier créateur. Cependant, si l'un des jumeaux venus au monde porte l'un des quatre-vingt prénoms démoniaques, il revient aux Enfers. » Tom est à moi !
Gabriel : Soit, je te laisse le sacrer mais il lui appartiendra toujours de décider si oui ou non il vous rejoindra. Crois-tu vraiment qu'il serait prêt à quitter son frère pour l'éternité ?
Baphomet : C'est son destin !
Gabriel : Tu devrais avoir plus confiance en la nature humaine et en sa bonté !
Baphomet : Cette même nature humaine qui a mis en croix le fils de ton Dieu ? Sans façon, je préfère mille fois la tourmenter.

Je regarde une nouvelle fois ces nouveaux parents : la mère s'est endormie et le père borde les deux nouveaux-nés tandis que ces derniers somnolent. Je m'avance au milieu de cette pièce aux murs blancs et me positionne à la droite de l'homme, à côté de Bill. Baphomet m'imite et vient se placer à sa gauche, à côté de Tom. Je tends ma main droite et prononce les sacrements divins, ceux qui protègeront du Mal cet enfant jusqu'à ses dix-huit ans. De son côté, le démon murmure d'autres sacrements destinés non pas à protéger Tom mais à réveiller sa nature démoniaque une fois qu'il sera âgé de dix-huit ans. Une fois mon travail achevé, je regarde une dernière fois ce petit ange dormir sagement dans les bras de son paternel, ce même ange destiné à devenir le maître des archanges et le protecteur de la Terre. Après tout, Bill ne signifie-t-il pas protecteur ?

Gabriel : Ôte-moi d'un doute, ce ne serait pas toi, par hasard, qui aurait soufflé le prénom de Tom à l'oreille de ses parents pour être sûr qu'au moins l'un d'entre eux soit appelé ainsi ?
Baphomet : J'ai fait la même chose que toi avec le prénom de Bill.

Dans mes moments de songes, je me dis que je ne suis pas si différent de cet archange démoniaque en fin de compte, que nous sommes semblables mais que notre différence a été créée par notre allégeance à des camps si opposés. Cela fait des millénaires que Baphomet et moi sommes ennemis jurés et pourtant voilà que je lui parle aussi calmement que s'il avait été Saint Pierre. Et voilà qu'aujourd'hui je m'unis à lui dans la réalisation du destin des jumeaux de l'apocalypse. Cette prophétie ne doit pas se réaliser et je suis prêt à tout pour cela, mais je dois avouer que le fait que l'un d'entre eux appartienne désormais aux Enfers me pose un énorme problème. Tant pis, laissons le temps agir et leurs personnalités se former, nous verrons bien si ce Tom est vraiment mauvais dans le fond et, s'il l'est, je nous débarrasserais de ce fléau...

Baphomet : Que ce passe-t-il mon cher rival, aurais-tu des pensées assassines à l'égard de ce petit ange ?
Gabriel : N'appelle pas ange une créature démoniaque !
Baphomet : Ne disais-tu pas que tu ne le croyais pas prêt à quitter son frère, donc à nous rejoindre ? Tu changes bien vite d'avis.
Gabriel : Il ne sera ange que lorsqu'il nous aura rejoint.
Baphomet : Et il sera le maître des archanges démoniaque s'il nous rejoint, ce qu'il fera.
Gabriel : Il est inconcevable que ces deux frères acceptent de s'entretuer.
Baphomet : Qui te dit qu'il sauront qu'ils doivent se tuer ? La ruse et la perfidie, telle est notre devise.
Gabriel : La vérité et l'honnêteté, telle est la notre !
Baphomet : Une fois encore, nous voilà opposés dans cette union... À bientôt Gabriel, il me faut maintenant annoncer la bonne nouvelle à Satan.
Gabriel : Au plaisir de ne jamais te revoir.
Baphomet : Jamais est un laps de temps si court...

Le démon m'adresse un dernier sourire avant de disparaître dans un tournoiement de fumée noire. Je regarde une ultime fois cette petite famille au destin si exceptionnel puis disparaît moi-même dans un tourbillon de fumée blanche.

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Voici le prologue de ma toute nouvelle fic mais ne vous inquiétez pas, je continue toujours ma première fic que vous pouvez d'ailleurs aller lire ICI.
Si j'ai créé cette nouvelle fic c'est parce que j'avais besoin de changer de répertoire, marre de la banalité à la fin !
J'espère qu'elle vous plaira tout autant que la première et qu'elle rencontrera au moins autant de succès, si ce n'est pas plus !
N'hésitez donc pas à donner votre avis ainsi qu'à faire tourner ce blog.
<3 Küsse an Sie <3

xX---{{ Billounette }}---Xx

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Allez parler de ma fic ICI et ICI
Allez noter ma fic ICI et ICI


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# Posté le jeudi 10 avril 2008 11:53

Modifié le lundi 18 août 2008 16:02

xX-- Chapitre Un --Xx

 xX-- Chapitre Un --Xx
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« La Vérité peut être blessante mais les blessures qu'elle cause sont-elles vraies ? »

POV Bill :

Bill : TOOOOOOOOOOOOOOOM ?!!!!!

Pas de réponse.

Bill : TOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOM !!!!!!!!!

Toujours pas de réponse. Qu'est-ce qu'il peut m'énerver lorsqu'il fait ça, c'est incroyable, et dire qu'il va sur ses dix-huit ans, il n'a pas dix ans d'âge mental ! Cela fait un quart d'heure que je me balade dans Loitsche en l'appelant du plus fort que je peux mais j'ai beau faire, il demeure introuvable. J'arrive à la lisière de la forêt. Je sais qu'il aime cet endroit car depuis que nous sommes en âge de sortir seuls, nous nous y rendons toujours. Je ne sais pas pourquoi mais ce lieu me semble protecteur, bien que la plupart des enfants de ce village en aient une peur bleue. Nous ne sommes que quelques ados à y aller aussi fréquemment mais ce n'est pas plus mal en fin de compte, cela nous donne l'impression d'en être les seuls maîtres, comme si tous ces arbres centenaires n'appartenaient qu'à nous et formaient notre royaume. Je m'enfonce sur un petit sentier obscur, la lumière du jour ne filtrant pas à travers les feuillages touffus des hauts arbres qui le bordent. Mes pas suivent une espèce de mécanisme, comme s'ils savaient où il fallait m'amener. Bien-sûr, je connais déjà la destination, j'y suis allé tant de fois avec lui. D'ailleurs je ne tarde pas à y arriver et le vois immédiatement. Il est assis en indien devant l'arbre centenaire qui nous a tant servi de terrain de jeu. On ne sait pas vraiment quel âge il a, personne n'a été capable de nous le dire, mais nous pensons que ce vieux chêne doit avoir bien plus de deux-cent ans. Il ne se retourne même pas lorsque mes santiags frottant sur les feuilles mortes font du bruit, je crois qu'il ne les entend pas. Je m'approche tout doucement de lui et m'assieds à ses côtés. Je l'aime mon jumeau, et je sais quand il va mal et là je peux vous certifier que c'est le cas.

Bill : Tom.
Tom : Hmm ?
Bill : Ça fait un quart d'heure que je te cherche, papa ne peux pas nous prendre ce week-end, il part en voyage d'affaires à Tokyo.
Tom : Il a toujours une bonne excuse pour ne pas nous prendre de toute façon, je crois que je m'y suis habitué à force.

Je sais au fond de moi que Tom a raison mais je refuse de le reconnaître. Lorsque nous avions six ans, nos parents ont décidé de divorcer. Notre père est resté vivre à Leipzig tandis que maman et nous partions nous installer à Magdeburg. Nous avons passé six mois dans un appartement puis maman nous a présenté son nouveau chéri, Gordon Trümper, et nous a dit qu'ils allaient se marier. Au départ, nous étions très distants avec lui, peut-être parce que nous croyions que notre mère l'aimait plus que nous ou qu'il allait chercher à prendre la place de notre vrai père. Mais, finalement, nous nous sommes rendus compte qu'il était quelqu'un de très attentionné et qu'en aucun cas il ne voulait prendre la place de notre père, il voulait juste devenir notre deuxième père. Nous sommes alors partis nous installer à Loitsche et c'est à partir de ce moment que notre père nous a de moins en moins fait venir chez lui. Même si nous le voyons de moins en moins, il est tout de même notre père et cela me fait toujours très mal lorsque Tom en dit du mal.

Bill : C'est son travail qui veut ça Tom, moi je suis sûr qu'il aurait adoré que nous venions le voir, il le dit toujours lorsqu'il nous appelle.
Tom : Arrête de lui trouver des excuses Bill et ouvre les yeux ! Tu ne vois pas qu'il n'en a plus rien à faire de nous ? Il ne paie même plus la pension alimentaire, il nous appelle une fois tous les trente-six du mois et oublie toujours nos anniversaires. Tu crois que c'est son travail qui lui interdit de se rappeler qu'il a des fils ?
Bill : C'est pas ce que je voulais dire, mais tu ne dois pas oublier qu'il est notre père et que, comme tout le monde, il a ses petits défauts.
Tom : Arrête Bill, tu m'énerves !

Je ne réponds pas, je sais que c'est peine perdue et qu'il ne vaut mieux pas l'énerver quand il est dans cet état. Je suis pourtant persuadé que notre père nous aime toujours. Après tout, tous les pères aiment leurs fils non ? J'ai mal au c½ur lorsque je me dis que Tom pourrait avoir raison et je me persuade qu'il a tort. Pitié, faites qu'il ait tort !

Bill : Qu'est-ce qui ne va pas ?
Tom : Rien, tout va très bien, je lui le plus heureux des hommes !
Bill : Arrête un peu toi aussi, je le sens quand tu vas mal, t'as oublié ?
Tom : Bon, ok, tu veux que je te le dise ? Soit, mais ne viens pas te plaindre après !

Il se lève et se poste devant moi. Il me parle d'une voix assez forte et ses bras accompagnent ses propos. Il fait peur.

Tom : J'en ai marre Bill, marre que tu prennes toujours sa défense. Il n'en a rien à faire de nous, merde, mets-toi bien ça dans la tête ! T'en as pas marre de protéger quelqu'un qui est incapable de se souvenir de ta date de naissance, quelqu'un qui ne se souvient même pas que tu existes ? Arrête un peu de croire que tout le monde il est beau et que tout le monde il est gentil, redescends un peu de ta planète bon sang ! Des fois je me demande même si t'es capable de dire des jurons, t'es jamais méchant avec qui que ce soit et tu te laisses marcher dessus comme si c'était normal. J'en ai marre de devoir jouer le rôle du père avec toi, t'es incapable de te défendre ! T'as pas encore vue que la vie n'était pas rose ?
Bill : Je... Tu... Arrête...
Tom : Non je n'arrêterai pas, tu as voulu savoir alors tu sauras ! Il est grand temps que tu grandisses un peu et que tu sortes de ton monde pour vivre la réalité des choses !

Il se tait... Enfin ! Les larmes me montent aux yeux et j'essaie de les empêcher de couler mais c'est en vain, elles finissent donc par couler le long de mes joues, ce qui semble agacer mon frère.

Tom : Tu vois ? Qu'est-ce que je disais ? T'es incapable de te défendre et tu te laisses même rabaisser sans rien dire. Tu pleures comme un vulgaire gamin.

Je ne réponds pas, j'ai bien trop mal pour ça. Depuis toujours, mon physique et mon look androgyne m'ont valu d'être la risée de tous. Le seul soutien que j'avais provenait de Tom et de mes amis, celui de Tom étant celui qui comptait le plus pour moi. Qu'il me dise ces choses était plus blessant qu'un coup de poignard en plein c½ur. Sans le regarder, je me relève et traîne les pieds dans ces tas de feuilles qui jonchent le sol, les yeux rivés sur ce sol terreux. Je veux rentrer chez moi et m'enfermer pour toujours dans ma chambre.

Tom : Bill...

Pas de réponse.

Tom : Bill !

Toujours pas de réponse. Il n'avait pas le droit de me parler comme ça. Alors que j'étais en train de presser le pas, une main me retient et je me retrouve à sangloter sur le torse de mon jumeau. Ses mains caressent ma chevelure noire et blanche et ses lèvres me chuchotent de me calmer.

Tom : Bill pardonne-moi, je ne voulais pas dire ça, j'étais énervé et j'ai dit n'importe quoi. Si tu savais comme j'ai honte de moi, j'ai fait du mal à la seule personne qui compte réellement pour moi. Je suis tellement désolé, je t'aime comme tu es et je m'en fiche de devoir te défendre, je suis même très fier de le faire. Je t'aime petit frère, je t'aime petit ange. Tu es la seule personne qui soit bonne dans ce monde et ne change pas !
Bill : Moi aussi je t'aime grand frère.

POV Tom :

Je serre mon petit ange dans mes bras et tente de le rassurer, je m'en veux tellement de lui avoir dit ces méchantes choses, lui qui ne veut de mal à personne. J'apprécie au fond de devoir le protéger car cela me donne l'impression que je lui suis utile et au moins je suis sûr que personne ne l'embête. Je l'ai toujours dans mes bras lorsque je sens mon portable vibrer. Je me décolle un peu de lui et sort l'appareil de ma poche : maman. Je décroche.

Simone : Allô, Tom ?
Tom : Oui.
Simone : Vous comptez rentrer un jour ?
Tom : Oui, on arrive là, on est sur la route, pourquoi ?
Simone : Parce qu'il est un peu vingt heures passées et que je suis en train de m'inquiéter pour vous, je me demandais si vous n'aviez pas été kidnappés ou un truc dans le genre.
Tom : C'est certainement pas dans ce village paumé qu'on va nous kidnapper...
Simone : On ne sait jamais. En attendant, vous vous dépêchez d'arriver !
Tom : Oui maman, à tout de suite !

Je raccroche et fais comprendre à Bill qu'il est temps pour nous de rentrer à la maison. Je n'ai même pas besoin de parler, lui et moi nous comprenons parfaitement sans avoir à prononcer la moindre parole. C'est ça être jumeau : être toujours lié l'un à l'autre. C'est magique, unique, merveilleux. Nous nous mettons en marche mais ne pressons pas vraiment le pas, nous ne sommes pas très pressés de rentrer. Nous savons déjà comment va se dérouler la soirée : maman et Gordon vont passer leur temps à critiquer papa et à dire qu'il est un père indigne. Je partage totalement leur avis mais pas Bill et je sais que chacune de leurs paroles contre le paternel lui fait du mal. Nous sommes sortis de la forêt et nous dirigeons maintenant vers la sortie du village, le quartier chic de ce bon vieux Loitsche. Un silence pesant règne entre nous et je cherche quelque chose pour le briser mais ne trouve pas... Comme si Bill avait lu dans mes pensées, il prend la parole.

Bill : Dis, demain nous sommes bien samedi ?
Tom : Oui, dernier samedi des vacances... Quand je pense que lundi il faut retourner en cours pour cette dernière année de lycée.
Bill : Oui mais ce sera aussi notre anniversaire !
Tom : C'est juste. Dix-huit ans... On commence vraiment à se faire vieux !
Bill : Oui. Vu que demain on est samedi, ça te dirait pas d'aller voir Andy, Georg et Gustav à Magdeburg ?
Tom : Mouais... Faut d'abord voir si maman est d'accord.
Bill : Je ne vois pas de raison pour qu'elle dise non... T'as rangé ta chambre ?
Tom : Euh...
Bill : T'as intérêt à le faire si tu veux qu'elle accepte !
Tom : Je te promets de le faire dès que nous serons rentrés, ça te va ?
Bill : Mouais.

Je dois reconnaître que je suis un gros bordélique et que, à ce niveau là, Bill est bien meilleur que moi. Ce gars est une véritable petite fée du logis, sa chambre est toujours nickel propre et super bien rangée, tandis que la mienne... Ne parlons pas des choses qui fâchent ! Ma mère me répète souvent de prendre exemple sur lui mais ce qu'elle ne sait pas c'est que son plus jeune fils est un maniaque doublé d'un perfectionniste, ce qui explique l'état de sa chambre. Croit-elle vraiment que ma grotte peut ressembler à la sienne ? Nous sommes enfin arrivés à destination et rentrons dans la splendide maison que nous habitons depuis plusieurs années. Une fois à l'intérieur, maman vient se poster devant nous, les mains sur les hanches, un air colérique sur son beau visage.

Simone : C'est une heure pour rentrer ça peut-être ?
Bill : Maman, c'est pas comme si il était une heure du matin, il n'est que vingt heures trente !
Simone : Il n'est que vingt heures trente ? QUE vingt-heures trente ? Mais de qui te moques-tu mon garçon ? Qui sait ce qui aurait pu vous arriver là dehors ?!
Tom : Tu sais maman, Loitsche est un village tranquille et la moyenne d'âge est de cinquante ans, je ne vois pas pourquoi tu te fais tant de soucis.
Simone : Si je me fais tant de soucis c'est parce que je vous aime et que je ne veux pas qu'ils vous arrivent le moindre mal. Est-ce trop vous demander que de rentrer aux heures convenues ? Dois-je vous enfermer dans vos chambres pour que vous compreniez que l'obéissance est une chose primordiale ?
Bill : On est désolés maman, on ne le fera jamais plus, c'est promis.
Simone : J'espère bien pour vous ! Allez vous laver les mains maintenant, on passe à table !

Je suis Bill qui gravit une à une les marches de notre escalier. Nous entrons dans la salle de bain et nous dirigeons vers le lavabo. Je fais couler l'eau tandis que Bill se savonne les mains. Une fois qu'il a fini avec le savon, il me le passe et nos mains se frôlent. C'est alors que mon corps tout entier est prit d'un frisson et je reste les yeux rivés sur lui. Bien-sûr il ne le voit pas, il ne le voit jamais. Ce n'est pas la première fois que je me retrouve à l'admirer : je le trouve tellement parfait, encore plus beau que les anges. Ça y est, il tourne la tête vers moi et ses yeux semblent me dire " qu'est-ce qu'il y a ? ". Rien Bill, il n'y a rien... Je reporte mon entière attention sur mes mains que je lave avec un soin exagéré. Lui se les ait essuyées depuis longtemps mais n'a pourtant pas quitté les lieux, je crois qu'il m'attend.

Simone : Vous en avez encore pour longtemps ?

Vraiment pas patiente celle-là ! Je finis de me laver les mains et nous descendons. Le diner se passe le plus calmement du monde mais ni Bill ni moi n'osons aborder notre projet du lendemain. Dans le fond, je me dis que je pourrai toujours le demander demain matin. Gordon parle de ses affaires mais mon frère et moi ne l'écoutons pas, il n'y a que maman qui est pendue à ses lèvres. Finalement, une fois le repas terminé, Bill et moi nous rendons dans la cuisine pour faire la vaisselle ; Bill lave et moi j'essuie. Tandis que nous faisons notre besogne, il me parle, mais je ne l'écoute pas vraiment, je suis bien trop absorbé à repenser à ce qui s'est passé dans la salle de bain.

Bill : Toooooom !
Tom : Hein ?! Quoi ?!
Bill : T'es bizarre, depuis tout à l'heure je te parle et je me prends des vents royaux. Tu penses à quoi ?
Tom : À un tas de trucs.
Bill : Mais encore ?
Tom : Laisse tomber, c'est pas important... Tu disais quoi ?
Bill : Je disais que je crois que c'est mort pour demain, maman ne voudra jamais nous laisser aller à Magdeburg avec cette histoire de retard bidon. Tu trouves pas qu'elle s'inquiète un peu trop ?
Tom : Mais carrément ! Ça lui passera bien un jour, quand elle comprendre que nous sommes en âge de nous défendre et que les gens vont certainement pas kidnapper un chieur comme toi.
Bill : Ha ha ha ( rire forcé ).
Tom : Mais je plaisante Macky, tu le sais bien !
Bill : C'est ça Tomi, c'est ça... Je me vengerai !
Tom : Serait-ce une menace ?
Bill : Whouah, il aurait donc un cerveau...

Pour toute réponse je lui jette ma serviette humide à la tête et nous éclatons de rire. Finalement, nous terminons cette maudite vaisselle et montons dans sa chambre. On va toujours dans sa chambre, peut-être parce que le mienne n'est jamais rangée et que môsieur Bill est maniaque... Je m'installe sur son lit pendant que lui se met à son ordi dernier cri, une petite folie de cinq mille euros que Gordon nous a offert pour notre passage en terminale, n'est-il pas gentil ? Il ne s'intéresse même plus à moi, bien trop occupé à parler sur msn avec une de ses amies. Je porte mon attention sur la pile de magasines de mode qui se trouve sur sa table de chevet. C'est clair, mon frère est un mordu de fringues, il lui arrive d'ailleurs d'être modèle pour quelques magasines assez rocks. Je prends le premier que je vois " Dann wird alles Rock " ( tout sera rock ) et le parcours vaguement. Arrivé en page du milieu, je vois un article dédié aux modèles qui font fureur et qui sont promis à un grand avenir dans cette profession : Bill est le favori !!! Normal en même temps, il est parfait mon frère !

Tom : Hey Macky, tu es dans ce magasine !
Bill : Oui, dans les autres aussi...

Il m'a répondu le plus simplement du monde, sans même détacher ses yeux de son écran plat LG vingt-deux pouces. J'ai comme l'impression qu'il s'en fiche un peu, que c'est devenu normal pour lui. Moi je donnerais n'importe quoi pour être à sa place ! Il m'est déjà arrivé de poser pour un ou deux magasines de rap ou de hip hop mais ça n'a pas atteint des sommets comme Bill. Je repose le magasine sur sa pile et vient m'appuyer sur la bureau, à côté de Bill.

Tom : Tu parles à qui ?
Bill : À une fille que j'ai rencontrée sur un forum de musique le mois dernier, elle est française mais qu'est-ce qu'elle peut assurer en allemand ! Je crois que c'est parce que ses grands-parents sont allemands.
Tom : Et vous parlez de quoi ?
Bill : Bah là elle me dit qu'elle va passer le week-end en Allemagne avec des amies, histoire de prendre du bon temps avant la rentrée scolaire. Tu crois que je peux lui proposer de venir chez nous ?
Tom : Bill, on a cinq chambres d'amis et tout autant de salles de bain, je pense qu'on aura de la place. Si elles viennent c'est à combien ?
Bill : Attends, je lui demande.

Ses doigts agiles tapent sur le clavier à une vitesse fulgurante et le pire c'est qu'il ne fait même pas une seule faute d'orthographe. Quelques secondes plus tard, une réponse apparait sur l'écran.

Bill : À quatre ! Il y aurait elle, sa meilleure amie, sa twin de coeur et une amie d'enfance. Tu crois que maman voudrait ? Je ne lui ai pas encore fait la proposition, je préfère avoir la réponse de maman avant...
Tom : Bah t'as qu'à aller le lui demander, moi pendant ce temps là je lui tiens le crachoir à ta française.
Bill : T'as pas intérêt à la draguer !
Tom : Hum...

Il quitte le bureau, me donne une gifle que j'esquive de justesse puis sourit avant de quitter la pièce. Woah, même de derrière il est parfait mon jumeau... Mais qu'est-ce que je raconte moi ? Je prends la place que mon frère occupait auparavant et me présente à la demoiselle.

Macky dit :
Salut ! C'est pas Bill mais son jumeau, il est parti faire un truc.

Schwarz Engel dit :
Ok, ravie de faire ta connaissance !

Macky dit :
C'est vrai que tu parles bien allemand, bravo !

Schwarz Engel dit :
Merci ;) C'est quoi ton nom à toi ?

Macky dit :
Tom, et toi ?

Schwarz Engel dit :
Bélinda.

Macky dit :
Ça sonne pas trop français :s

Schwarz Engel dit :
Ouais je sais, à la base c'est celte mais on s'en foue XD.

Macky dit :
Mais non qu'on ne s'en foue pas, lol. Alors comme ça tu vas venir en Allemagne ?

Schwarz Engel dit :
Oui, on veut se taper des bons délires avec les filles, histoire de bien terminer les vacances. Et puis, ça me fera une occasion de voir Bill ailleurs que sur des photos ;).

Je rêve ou elle a le béguin pour Bill, pour MON Bill ? Bon, je veux bien être gentil et galant avec les filles mais il faut pas non plus qu'elles abusent de ma gentillesse ! Je crois que j'ai un problème, pire, je crois que je suis amoureux de mon frère. C'est impossible, ça ne peut pas être ! J'ai toujours vécu avec lui, je l'ai toujours protégé de la méchanceté des autres, il est mon frère bon sang ! Et puis ce serait de l'inceste, non, du twinceste et dans une famille aussi catholique que la mienne, je ne pense pas que ça soit une bonne idée. Sans compter que si je commets un inceste avec mon frère, je deviendrais homo, ce qui veux dire que nous finirions tous les deux avec nos valises dans la rue. Non, je crois que je me trompe, je dois me tromper ! Je prends mon courage à deux mains, je veux avoir la certitude que cette jeune fille s'intéresse à Bill.

Macky dit :
Tu as un petit copain ?

Schwarz Engel dit :
Pourquoi cette question ?

Macky dit :
Réponds-y s'il te plait.

Schwarz Engel dit :
Non, je n'en ai plus.

Cette fois ça y est, je suis sûr qu'elle va essayer de se le taper lorsqu'elle sera là. Elle n'a pas intérêt sinon je le ré-expédie direct en France ! C'est ce moment que choisit Bill pour réapparaître dans la pièce, un sourire triomphant sur les lèves. Vite, je ferme l'onglet de conversation, je ne veux pas qu'il voie la dernière question. Rien qu'à son air je peux deviner que maman a dit oui et que les jeunes filles vont venir à la maison.

Tom : Je suppose que la réponse est oui ?
Bill : Exactement, maman a dit que ça ne lui posait aucun problème du moment qu'elles n'étaient pas satanistes, quelle idée tout de même !
Tom : Je te laisse le lui annoncer, moi je vais me coucher, j'ai un gros coup de barre.
Bill : Bonne nuit Tomi.
Tom : Bonne nuit Macky.

Comme chaque soir, je lui dépose un baiser sur le front mais mes yeux ne peuvent se détacher de ses lèvres rosées. De peut de ne pourvoir me contenir encore longtemps, je préfère quitter sa chambre dans le plus grand silence. Je crie un bref " bonne nuit " à mes parents qui sont installés devant la télé et je rentre dans ma propre chambre. Je n'allume pas la lumière, me mets en boxer et me jette sur mon lit deux places. En général je me douche avant d'aller me coucher mais là j'ai trop la flemme. Mes paupières se font de plus en plus lourdes et je ne tarde pas à débarquer au royaume de Morphée...

Des cris, des pleurs, du sang...
Le ciel est empli de volatiles noirs : des corbeaux...
D'étranges créatures se battent les unes contre les autres mais lui n'y prête pas attention, il le cherche...
Il tue quiconque se trouve entre lui et sa proie...
Il le voit enfin et s'approche de lui...
Leurs yeux se rencontrent et se remplissent de larmes...
Le combat final peut commencer.

Je me réveille en sursaut, le souffle saccadé et le corps couvert de sueur. Je regarde mon réveil numérique : trois heures. Maman dit que c'est l'heure des démons, moi je dis que c'est encore trop tôt pour se lever. Je repose ma tête dans mes oreillers mais ne retrouve pas le sommeil. Ce rêve semblait si réel, c'était comme si j'y était, comme si je voyait véritablement ces ' choses ' se faire massacrer. Et ces yeux, ces yeux qui étaient si semblables aux miens, un regard si pur et si triste. J'avais même ressenti la tristesse de l'autre personne, celle en qui je me trouvais. Je n'avais jamais fait de tel rêve et il j'espère bien ne plus jamais en refaire. Mes paupières sont à nouveau lourdes et je m'apprête à me rendormir lorsqu'un bruit se fait entendre : quelque chose a claqué contre la vitre de ma fenêtre. Je me redresse et regarde cette fenêtre, il n'y a pourtant rien qui frotte dessus, pas même une branche d'arbre. Je me lève et me dirige lentement vers la fenêtre que j'ouvre. L'air froid du dehors me fait frissonner et je regarde les arbres déformés par le vent qui semble maître de cette nuit. Personne, il n'y a rien ni personne mais j'ai pourtant l'impression que quelqu'un m'observe. Je m'apprête à refermer cette fenêtre et à retourner vers mon lit lorsque des cris en provenance de la chambre voisine se font entendre. Bill !!! Ni une, ni deux, je me précipite dans le couloir et entre en furie dans la chambre ordonnée de mon frère.

Bill : Tom...

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Et voilà pour ce premier chapitre. Il est long, certes, mais il faudra vous y faire car je ne suis pas une grande fan des petits chapitres, de plus j'aime bien détailler comme ça c'est moins difficile pour vous d'entrer dans l'histoire.
Merci aux quelques personnes qui m'ont laissé des commentaires, j'espère que vous serez bientôt aussi nombreuses que sur ma première fic.
J'espère que ça vous plait, n'hésitez pas à donner votre avis.
<3 Küsse an Sie <3

xX---{{ Billounette }}---Xx

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# Posté le vendredi 11 avril 2008 06:21

Modifié le jeudi 08 mai 2008 09:25

xX-- Chapitre Deux --Xx

 xX-- Chapitre Deux --Xx
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« De la haine à l'amour, il n'y a qu'un pas »

PREMIÈRE PARTIE

POV Tom :

Bill : Tom...

Il est assis sur son lit et me regarde, à la fois surpris et terrifié. Je referme la porte de sa chambre, allume sa lampe de chevet et m'assieds à ses côtés, dans le lit.

Bill : Tom !

À peine a-t-il prononcé mon prénom qu'il se jette dans mes bras. Je crois qu'il a fait un cauchemar, il réagit toujours comme ça lorsqu'il en fait un. En général, quand l'un de nous fait un mauvais rêve, l'autre le ressent et fait le même. Peut-être a-t-il fait le même rêve cauchemardesque que moi ? Je n'ose pas le lui demander, je ne veux pas le forcer à repenser à ce qui l'a fait hurler. Nos parents n'ont rien entendu, bien-sûr, puisqu'ils dorment à l'autre bout de la maison. Je caresse les cheveux de mon petit ange et lui murmure des paroles réconfortantes. Je veux lui faire comprendre que je suis là pour lui, que ce que je crois qu'il a vu n'est pas réel et que même si ça l'était, je l'en protègerais.

Bill : Heureusement que tu es là, je ne sais pas ce que je ferais sans toi.
Tom : C'est normal Bill, tu ferais la même chose pour moi, je le sais bien...
Bill : Vouiii.

Il avait dit cela de sa petite voix de gamin, celle qu'il prend parfois pour m'attendrir ou me remonter le moral. Je l'aime, maintenant j'en suis sûr. Je le serre contre moi et je sens mon c½ur battre la chamade au toucher de son petit corps fragile. Je n'ai jamais ressenti ça, pas même pour les filles que j'ai toujours considéré avec dédain et dont je me servais pour assouvir mes besoins sexuels. Mais aujourd'hui c'est fini, je m'en fais la promesse, je ne veux vivre que pour une seule personne et cette personne se trouve dans mes bras. Je lui dépose un de mes habituels baisers sur le front mais, une nouvelle fois, c'est de ses lèvres dont j'ai envie. J'en ai marre de devoir m'en tenir aux baisers fraternels, je veux devenir son amant. Je me dégouterais presque à dire de telles choses, je parle de mon frère quand même ! Il lève ses grands yeux noisette sur moi, je crois que je ne vais plus résister bien longtemps !

Bill : T'en as pas marre de moi Tomi ?
Tom : Non Macky, j'en aurai jamais marre de toi, t'es mon frère et je t'aime.

Il me sourit, je suis sûr qu'il prend mon amour pour un amour fraternel. Si seulement il savait... Je ne sais pas si un jour je pourrai le lui dire, je ne sais pas si j'en aurai le courage. Il ne sanglote plus. Je penche ma tête et je peux voir qu'il s'est endormi. Il est encore plus beau lorsqu'il dort, une allégorie de la pureté et de l'innocence. Je m'allonge avec lui et tends ma main pour éteindre la lumière. Une fois dans le noir, je caresse la chevelure de sa tête qui repose sur mon torse. Nous sommes tous les deux uniquement vêtus de boxers et je dois avouer que je me les caille un peu, aussi je tire la couverture sur nos deux corps jumeaux. C'est ainsi que je m'endors et que nous passons la nuit, lui sur moi et moi rêvant de lui.

POV Bill :

Petit à petit, j'ouvre mes yeux sur cette chambre claire dont l'éclairage est rendu insupportable du fait de la clarté des rayons du soleil. Une fois que mes yeux se sont habitués à tant de lumière, je redresse un peu la tête mais une main dans mes cheveux m'en empêche. Je lève les yeux vers son propriétaire et voit que c'est celle de Tom qui dort encore à poings fermés. J'essaie de sortir du lit sans le réveiller mais mon bassin rencontre un truc tout dur. Je soulève un peu la couverture et voit qu'il ne s'agit ni plus ni moins que de la virilité de Tom qui est assez bien dressée. Il doit encore rêver de toutes ces filles qu'il drague et qui le draguent au lycée et partout où nous allons. Je ne sais pas pourquoi mais je déteste lorsque l'une de ces dindes pose ses mains sur mon frère, ça me brûle dans le ventre et j'éprouve alors comme une envie soudaine de l'étriper. Franchement, je préfèrerais encore qu'il soit en train de rêver de moi plutôt que de l'une de ces filles. Beurk, c'est carrément dégueu ce que je suis en train de me dire, je m'imagine mon propre frère, donc mon propre sang, fantasmer sur moi ! J'essaie de me dégager de cette étreinte protectrice que j'apprécie tant sans pour autant y parvenir et mes yeux se posent sur un Tom qui se réveille. Pas de doute, il n'est vraiment pas matinal celui-là. Je lui sourie gentiment et lui me dépose un tendre baiser sur le front. Je ne sais pas pourquoi mais je suis déçu, lorsque j'ai vu sa tête s'approcher j'ai vraiment cru qu'il allait sceller nos lèvres mais lui se contente d'un vulgaire baiser fraternel ! Serais-je en train de désirer mon frère ? Impossible, après tout je ne suis pas homo.

Tom : Ça va mieux qu'hier soir ?
Bill : Oui, je suis désolé de t'avoir réveillé.
Tom : Mais ne t'en fais pas pour ça, je suis très bien là moi. Bien mieux que dans ma chambre ! Mais dis-moi Bill, pourquoi tu as hurlé comme ça hier ?
Bill : C'est rien, ne t'inquiète pas.
Tom : Ce n'est pas rien qui fait crier mon frère. Je ne vais pas me moquer de toi tu sais ? Je ne suis pas comme ça.
Bill : Oui, je le sais bien, mais ça me gêne d'en parler je... C'est encore tout frais et... Moi-même je ne sais pas vraiment ce qui m'a pris hier soir.
Tom : Tu as fait un cauchemar ?
Bill : Oui... Pitoyable, n'est-ce pas ?
Tom : Bien-sûr que non ! Moi-même hier je me suis réveillé comme un fou à cause d'un cauchemar, pas beaucoup de temps après toi en plus !
Bill : On a peut-être fait le même rêve, comme lorsqu'on était petits ?
Tom : Mouais... Il était morbide ton rêve ?
Bill : Faible est le mot, crois-moi ! C'était la désolation, il y avait des morts partout et ça criait de tous les côtés !
Tom : On a fait le même rêve alors...
Bill : C'est la première fois que je fais un rêve aussi prenant, je n'ai vraiment pas envie de le refaire !
Tom : Moi non plus Bill, moi non plus.

Des bruits retentissent soudain et semblent venir de la chambre de Tom. Je regarde ce dernier, inquiet, mais lui ne le semble pas. Il me sourit puis se relève. Han non, j'étais bien sur lui moi !

Tom : J'ai oublié de fermer la fenêtre de ma chambre hier soir, j'allais le faire quand tu t'es mis à hurler alors j'ai préféré venir te voir.
Bill : Tu dors avec la fenêtre ouverte alors qu'hier soir il ventait comme c'était pas permis ? T'as pas peur de tomber malade ?
Tom : Tous les moyens sont bons pour ne pas aller au lycée. Elle n'arriverait pas aujourd'hui au fait ta française ?
Bill : Oh si !

Zut, je l'avais complètement oubliée celle-là, comment j'ai pu ? Je me lève en quatrième vitesse et me précipite dans la salle de bain sous le regard surpris de Tom. Ben oui quoi, il faut que je me fasse beau pour les françaises, elles qui sont toujours super jolies ! Moi je suis de ceux qui croient que rien ne peut surpasser la beauté d'une fille française, surtout pas une allemande ! Les allemandes passent vraiment pour des grosses boueuses à côté de la grâce française. Je regarde l'horloge fixée au-dessus du miroir latéral qui se trouve lui-même au-dessus du lavabo : neuf heures. Elles arrivent à onze heures, ça me laisse deux heures pour me préparer, manger et partir en direction de la gare avec maman ou Gordon. Je me fais couler un bon bain, je crois que j'en ai bien besoin, et me déshabille. Lorsque je me glisse dans cette eau chaude, mon corps et parcourut d'un frisson de bien-être. Hum, j'ai vraiment pas envie de la quitter cette baignoire !

Tom : Euh, bill !
Bill : Quoi ?
Tom : T'en as pour combien de temps dans la salle de bain ?
Bill : Pourquoi ?
Tom : Parce que je te rappelle qu'elle est à nous deux et qu'il faut qu'on parte d'ici à onze heures et demi !
Bill : Tom, il n'est que neuf heures !
Tom : C'est pas une raison pour que tu sortes à onze heures non plus !
Bill : Mais non rhoooo !

Rien que pour l'embêter j'ai bien envie de sortir à onze heures moi. Je prends donc tout mon temps dans cette baignoire et ne daigne en sortir qu'à dix heures et demi, soit une heure et demi plus tard. Comme il le fait depuis une demi-heure maintenant, Tom revient une énième fois tambouriner à la porte.

Tom : Bill, si tu ne sors pas maintenant gare à toi !
Bill : Je sors du bain là, maintenant il faut que je me maquille.
Tom : Mais tu le fais exprès ou quoi ?!
Bill : Bah, maintenant que tu en parles, il se pourrait que je traine volontairement, mais ce n'est pas sûr...
Tom : T'es habillé ?
Bill : Ah non, je suis totalement nu alors pour rentrer tu rêves !
Tom : Tu crois vraiment que c'est parce que t'es nu que je ne vais pas rentrer ? Alors là tu rêves mongars, je te rappelle que nous sommes jumeaux donc je vois à peu près à quoi tu ressembles tout nu, c'est pas la peine de jouer ton pudique !
Bill : Je m'en fiche, tu restes dehors quand même !
Tom : Alors dépêche-toi !
Bill : Ben non !
Tom : Ok, c'est ce qu'on va voir !

J'entends ses pas s'éloigner ; dois-je m'en inquiéter ? Je ne sais pas ce qu'il prépare, en revanche je le sais capable de tout pour obtenir ce qu'il veut et ce n'est vraiment pas pour me rassurer. Je l'entends revenir, je suis toujours nu entre la baignoire et le lavabo, incapable d'esquisser le moindre geste, je suis comme paralysé. Des bruits se font entendre en provenance de la serrure, mais qu'est-ce qu'il fabrique ?

Bill : Tom, tu fais quoi ?

Pas de réponse ; bonne ou mauvaise nouvelle. Je m'approche de la porte lorsque les bruits ont cessé et je fais un grand bon en arrière lorsque cette dernière s'ouvre à la volée sur un Tom triomphant.

Tom : Je suis rentré !
Bill : Et moi je suis nu !!!

Je veux prendre la serviette qui se trouve sur le porte-serviettes chauffant mais Tom la prend avant moi et la cache derrière son dos.

Bill : Mais arrête, j'ai froid moi !
Tom : Mais non, il fait super chaud dans cette pièce !
Bill : Rend-moi la serviette !
Tom : Pas envie, ça t'apprendra à me faire attendre.
Bill : Je vais crier...
Tom : C'est ça, essaie un peu pour voir.
Bill : MAMAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAN !

Une voix retentit du salon, c'est celle de l'appelée.

Simone : QUOI ?
Bill : TOM NE VEUT PAS ME RENDRE MA SERVIETTE !
Simone : PRENDS-EN UNE AUTRE !
Bill : JE PEUX PAS, IL EST DEVANT LA PORTE JE PEUX PAS ALLER DANS MA CHAMBRE !
Simone : TOM, LAISSE TON FRÈRE TRANQUILLE !
Tom : IL NE VEUT PAS SORTIR DE LA SALLE DE BAIN !
Bill : Peut-être que si tu poussais tes fesses fourrées dans leur pantalon XXXXXXXXXXXXL je pourrais passer ! En plus j'ai même pas fini de me préparer !
Tom : Ça t'apprendra à squatter la salle de bain !

J'ai envie de lui foutre la baffe la plus colossale qu'il ne se soit jamais mangée ! Il n'a pas le droit de faire ça, c'est véritablement humiliant pour moi de me retrouver nu face à quelqu'un, surtout face à lui. Je place mes mains devant ma virilité et essaie de passer la porte mais il écarte les bras et m'en empêche. Que veux-t-il à la fin ? Ne comprend-il pas que je commence à me les cailler et que cette position m'est des plus inconfortables ? J'ai envie de le détester pour ce qu'il fait, pire, de le haïr !

Bill : Tom, s'il te plait...
Tom : J'ai quoi en échange ?
Bill : Le droit de te laver tranquillement et la fierté d'avoir fait chier ton frère !
Tom : Hum, très tentant mais... Non !
Bill : MAMAA...

Je commence à crier mais il met sa grande main sur ma bouche. Je veux me reculer pour qu'il l'enlève mais il refuse et je me retrouve bientôt coincé entre le carrelage glacé qui recouvre les murs de la salle de bain et mon frère. Lui je vais le tuer !

POV Tom :

Je ne sais pas ce qui m'a pris. Au départ je voulais juste le faire sortir de cette maudite pièce mais l'envie de jouer avec lui avait été très tentante et c'était elle qui m'avait poussé à agir de la sorte. Maintenant je me retrouve à le plaquer contre le mur carrelé et je peux voir dans ses yeux qu'il m'en veut et que, s'il le pouvait, il me tuerait. Que faire maintenant ? Je dois passer pour un fou, pire, un chieur.

Tom : Tu peux pas te débrouiller sans maman ?

Il fait non de la tête, c'est vrai que si je garde ma main sur sa bouche il va avoir du mal à parler. Je ne sais pas quoi faire, est-ce que je dois rester comme ça ou bien est-ce que je dois faire comme si de rien n'était et le laisser repartir dans sa chambre ? J'enlève ma main.

Bill : Tom, t'es chiant ! Tu peux pas me laisser tranquille cinq minutes ? Désolé d'avoir été aussi long et bla-bla-bla mais maintenant j'aimerais pouvoir aller me préparer et toi t'es même pas lavé !

Je le regarde, non, je l'admire tellement que je n'ai même pas entendu ce qu'il vient de dire. Il est beau quand même mon frère, pas de toute ; c'est bien le même sang qui coule dans nos veines. Il affiche un air interrogatif ; voit-il que je craque pour lui ? Je m'écarte de lui et lui rends sa serviette, il ne faudrait pas qu'il tombe malade par ma faute. Il la passe autour de sa taille et me lance un regard noir avant de me pousser et de sortir de la salle de bain en claquant la porte, la choc décrochant un cadre qui se fracasse par terre. Je crois que maman ne va pas apprécier. Je me mets dos au mur et me laisse glisser contre ce dernier jusqu'à me retrouver par terre à mon tour. Je ramène mes jambes contre mon torse et les entoure de mes bras, posant mon front contre mes genoux. Que c'est compliqué d'aimer, surtout lorsqu'il s'agit de son frère jumeau et que ce dernier se bat depuis toujours pour prouver qu'il n'est pas homosexuel. Je n'ai jamais éprouvé de tels sentiments pour qui que ce soit, pas même pour l'une des filles que je me tapais si souvent. Je ne sais pas quoi faire, étant donné que cela ne m'est jamais arrivé je me retrouve impuissant face à une telle situation. Je reste quelques minutes dans cette position puis me décide enfin à me relever ; il est temps pour moi de me préparer.

Onze heures et demi. Je suis en bas et nous nous préparons à quitter la maison pour se mettre en route. La gare se trouve à vingt minutes de la maison mais avec toute la circulation du samedi, nous n'y sommes pas avant une bonne demi-heure. Maman veut que nous allions nous installer à l'arrière de la Cadillac pendant qu'elle va chercher ses affaires. Gordon prend lui aussi sa voiture, au moins toutes les françaises auront de la place. Je me retrouve seul avec Bill à l'arrière de la grande voiture. Il ne me regarde même pas, je crois qu'il me fait la tête.


Tom : Tu fais la tête ?

Pas de réponse.

Tom : Tu veux que je m'excuse, c'est ça ?

Si mes amis me voyaient, ils riraient bien de moi. Je suis le gros dur du lycée, le genre de personne qui ne s'excuse jamais et que tout le monde respecte. J'ai cependant l'impression que Bill me sera toujours supérieur humainement parlant et qu'il est bien la seule personne sur Terre qui mérite mes excuses. Il ne me réponds toujours pas, ne m'adresse pas même un regard et part s'installer à l'avant du véhicule.

Tom : Je ne voulais pas t'embêter tu sais ?
Bill : Dommage, c'est ce que tu as fait !
Tom : Mais tu as vu le temps que tu as passé dans la salle de bain ? Tu peux comprendre que je sois énervé, non ?
Bill : Pas à ce point, non !
Tom : Bon, bah désolé alors.
Bill : Pff, tu ne le penses même pas et en plus je n'en ai rien à faire de tes excuses hypocrites, ça ne change rien de ce qui s'est passé.
Tom : Très bien, dans ce cas vas te faire voir !
Bill : C'est ça ouais, toi aussi par la même occasion !

Qu'est-ce qu'il peut m'énerver lorsqu'il fait ça ! Je fais des efforts pour lui mais môsieur ne daigne pas les voir. Il ne veut pas de mes excuses ? Soit, qu'il aille au diable...

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Voici donc pour le chapitre deux, la deuxième partie devrait arriver plus tard.
Merci beaucoup d'être toutes si élogieuses à l'égard de ma fic, cela ne peut que m'aider à écrire =).
<3 Küsse an Sie <3

xX---{{ Billounette }}---Xx

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# Posté le samedi 12 avril 2008 11:03

Modifié le jeudi 14 août 2008 09:14

xX-- Chapitre Deux --Xx

 xX-- Chapitre Deux --Xx
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« Tenter : provoquer, faire naître le désir. »

DEUXIEME PARTIE

POV Bill :

Maman entre dans la voiture et ne semble même pas remarquer le froid qui s'est installé entre Tom et moi. D'habitude nous sommes toujours en train de parler de choses et d'autres, assis l'un à côté de l'autre tout en admirant notre beau paysage allemand mais là c'est totalement différent, c'est à peine si nous nous regardons. Je sens pourtant les yeux de mon frère posé sur moi et je dois faire de gros efforts pour ne pas craquer et lui avouer qu'en réalité je l'ai pardonné depuis le moment où j'ai quitté la salle de bain. Tom a ravalé sa fierté en me faisant ses excuses alors pourquoi est-ce que je ne peux pas en faire autant avec la mienne ? Ceci est un mystère...

Le silence règne en maître tout le temps du voyage et nous finissons par arriver à midi pile à la gare. Maman nous demande d'aller chercher les filles sur le quai pendant qu'elle va se garer et nous obéissons. La gare est pleine aujourd'hui, il faut dire que nous sommes samedi et que beaucoup de personnes sont de retour de vacance, il faut croire que les françaises ne font jamais comme tout le monde ! Je sais à peu près à quoi ressemble Bélinda car je l'ai déjà vue en photo mais j'ai peur de ne pas la reconnaître et il est hors de question que je demande quoi que ce soit à Tom. Ce dernier marche d'ailleurs tranquillement à côté de moi et ne me regarde même pas, il fait semblant de s'intéresser aux gens qui nous entourent mais je sais qu'il m'en veut de lui avoir foutu ce vent. Il faut dire que moi aussi je m'en veux mais bon, je suis sûre que l'arrivée des françaises nous apaisera. D'ailleurs ça y est, je les voit. Quatre jolies jeunes filles qui regardent autour d'elles et à qui j'adresse un grand signe de la main, signe auquel me répond Bélinda par un même. Je me dirige alors vers ces quatre bombes, suivi de près par mon frère qui semble en extase. Si j'osais je lui foutrais un poing phénoménal. Jaloux, moi ? Mais non, quelle idée !


Bill : Hallo !

Je fais la bise à chacune d'elles, si vous saviez comme elles sont belles ! Je veux bien croire l'opinion publique lorsque celui-ci dit que les françaises sont les plus belles filles du monde, les allemandes sont vraiment des gros boudins à côté d'elles. Tom suit mon exemple et leur fait à toutes la bise.

Bélinda : Tu dois être Tom toi, je me trompe ?
Tom : Non non, tu as entièrement raison.
Bélinda : Je sais, j'ai toujours raison !
Fille blonde : Tu ne nous présente même pas ?
Bélinda : Mais si voyons, un peu de patience ! Donc Bill et Tom, je vous présente Laetitia, ...

Laetitia est grande, blonde et porte des lentilles qui lui font des yeux violet foncé, c'est assez beau je dois dire mais très surprenant, je ne sais pas si maman va apprécier... Elle est habillée à la mode " emo ", vous savez cette mode qui consiste à mélanger plein de couleurs ensembles et à porter des slims rose fluo avec des t-shirts Bob l'éponge ? C'est d'ailleurs ce que porte cette petite française. Je vous fait la grâce de ne pas vous décrire le pétard que forme le dessus de ses cheveux que, de toute évidence, elle a laqué comme il m'arrive parfois de le faire. Ses yeux sont cernés de rose, c'est spécial mais ça rend super bien avec ses lentilles.

Bélinda : ... Lucile ...

Lucile est une petite rousse aux yeux bleu clair, très clair. Elle aussi est habillée à la mode " emo " mais ce n'est pas aussi piquant aux yeux que son amie ; elle porte un kilt écossais au-dessus de collant à grandes mailles et avec un débardeur noir agrémenté d'une broche " Hello Kitty " écossaise. Elle porte un paire de Dock Martens bordeaux qu'elle a customisé en écrivant au marqueur dessus. C'est totalement différent des Vans à damier noir et rose de Laetitia. Un coup de crayon khôl sous les yeux et du mascara noirs font office de maquillage.

Bélinda : ... et Chloé !

Chloé est la seule de ces filles à être habillée normalement. Elle a les cheveux teints en noir et porte un chemisier blanc assez féminin avec un slim en jean foncé qu'elle a rentré dans ses bottes en cuir noir à talons aiguilles. Je ne sais pas pourquoi mais je crois que cette fille doit être une accro de la mode et qu'elle doit connaître la vie de cette chère Paris Hilton par c½ur ! Elle est maquillée en fonction de sa tenue.

Mais au fait, je ne vous ai pas décrit Bélinda ? Honte à moi ! Cette jeune fille est grande, a des longs, longs, très longs cheveux bruns et des yeux noisette qu'elle a maquillés comme moi, c'est-à-dire en les cernant de noir. Elle porte un corset bordeau avec un slim noir et des bottes à talons aiguilles noires. Sur le coup, je dois dire qu'elle me fait trop penser à LaFee... en plus jolie bien-sûr !


Tom : Ravi de faire votre connaissance charmantes demoiselles.

Je rêve ou il s'incline ? Non je ne rêve pas, il s'incline vraiment devant elles ! Une brûlure se fait ressentir au fond de mon ventre et une boule s'y forme, je ne sais pas ce qui m'arrive mais l'espace d'un bref instant je hais ces filles. Il veut jouer à cela ? Très bien, mais c'est moi qui remporterai ce petit jeu et haut la main !

Bill : Dites-moi les filles, le voyage ne vous a pas semblé trop long ?

Tout en parlant, je place mes bras autour des épaules de Chloé et de Bélinda et commence à les guider vers la sortie, laissant Tom avec les deux autres. Je jubile intérieurement devant le regard dépité de Tom mais mon sourire intérieur se transforme vite en grimace lorsque je voit qu'il fait de même avec Laetitia et Lucile. Non, non, non et re-non, c'est moi qui gagnerai !!! Lorsque nous sortons de la gare, je vois bien que maman n'a pas l'air de trouver ces filles à son goût, sauf peut-être Chloé, mais elle fait bien attention à ce que personne ne puisse le remarquer. La courtoisie et la politesse avant tout ! Je monte à bord de la Cadillac avec Chloé et Bélinda tandis que Tom monte dans la voiture de Gordon avec les deux autres filles. Nous passons le reste du trajet à parler de la France et du voyage qu'elles viennent de faire. Je ne sais pas pourquoi mais je sens que ce week end va être très long...



Cela fait deux heures que nous sommes à la maison et que nous avons fini de manger et, franchement, je ne me suis jamais autant fait chier. Tom est en pleine discussion avec les filles depuis une heure déjà, squattant ma chambre sans la moindre gêne tandis que moi, assis sur le rebord intérieur de ma fenêtre, je contemple seul ce désert qu'est notre rue. Ils n'ont même pas l'air de remarquer mon silence et je dois bien avouer que cela me vexe un peu, d'autant plus que c'est grâce à moi que ces filles ont pu venir en Allemagne et que mon Don Juan de frère peut les draguer. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il ne perd pas son temps puisque ce Casannova s'en prend aux quatre en même temps, probablement pour être sûr que je ne puisse pas en draguer une moi-aussi. C'est très mal me connaître Tomi, je suis bien plus fort que toi au jeu de la provocation et tu t'en rendrais bien vite compte si ton comportement ne n'inspirait pas que de la rage. J'ai l'impression que mon être tout entier m'ordonne de me ruer sur lui et de lui asséner toute une série de coups aussi forts les uns que les autres, histoire que me venger de ce qu'il me fait subir depuis l'épisode de la salle de bain. Je ne lui ai toujours pas pardonné sa conduite de ce matin et je sens que je vais bientôt exploser à force de ruminer toute cette colère à l'intérieur de moi.

Chloé : Bah alors Bill, tu boudes tout seul dans ton coin ?

Non non, ne vois-tu donc pas que je suis en train de danser la salsa ? Quelle cruche celle-là, elle passe son temps à remettre sa coiffure en ordre et à matter Tom : je la hais ! Comment une fille comme Bélinda peut-elle supporter une dinde comme elle ? Telle est la question ! Peut-être est-ce par profit ou bien par pitié ? ( Pour voter, envoyer BELINDA suivi de PROFITEUSE au 542098 ou de EMPATHIQUE au 542099. Demandez la permission de la boulangère avant d'envoyer le SMS. Coût du SMS : 19¤ + 35¤ de frais de participation + 50¤ de surtaxe + le prix d'un SMS + surcoût éventuel selon opérateur + un voyage pour deux à Agadir + un café et l'addition ) Il n'empêche que maintenant, à cause d'elle, tous les regards sont tournés vers moi. Merci beaucoup grognasse, grâce à toi je me retrouve comme un con avec huit yeux rivés sur moi et sans savoir quoi répondre. Non, toi je ne t'aime vraiment pas. Bon allez, réponds Bill !

Bill : Euh...
Tom : Je crois qu'il boude.
Bill : Mais n'importe quoi !!!
Tom : Arrête ton char, ça se voit rien qu'à ta tête !
Bill : Oh bien-sûr, si môsieur Teum le dit c'est que c'est vrai !
Tom : En effet, j'ai toujours raison.
Bill : Et bien là non, t'as tout faux comme d'habitude, c'est juste la dinde de ce midi qui a du mal à passer !

Nous nous regardons droit dans les yeux et j'éprouve à nouveau cette soudaine envie de le frapper, de lui faire mal comme il me fait mal depuis ce matin. Si nous avions des fusils à la place des yeux, il y aurait bien longtemps que nous serions morts. Il sourit. Qu'il est beau quand il sourit ! Ressaisis-toi Bill, c'est ton frère mais tu es sensé le détester pour tout ce qu'il t'a fait depuis ce matin ! Qu'es-ce que je peux détester cet air supérieur qu'il affiche désormais !

Tom : Elle a bon dos la dinde !

Je vais le tuer. Je me lève de mon rebord et lui se lève de mon lit. Nous avançons à pas égaux et nous retrouvons finalement face à face au centre de la pièce sous les regards surpris et gênés de nos invitées. Je sens son souffle chaud effleurer mes lèvres, nous sommes si près !

Tom : C'est quoi ton problème Bill ?
Bill : Mon problème c'est toi !
Tom : Tu ne vas tout de même pas faire une montagne d'un petit rien, si ? Ce n'est pas de ma faute si tu es un boudeur né !
Bill : C'est ça, vas-y, rabaisse-moi devant tout le monde, ne te gêne surtout pas !

Les filles se lèvent derrière Tom.

Bélinda : Euh... On va vous laissez vous expliquer hein !

Elles sortent. Tom me lance un regard noir et s'approche de moi. Tout mon assurance disparaît au fil de son avancée. Ce que je ressens à cet instant ? Une grande peur que j'ai bien du mal à contenir.

Tom : Je ne sais pas ce qui te prend Bill mais tu as intérêt à changer de ton avec moi si tu ne veux pas te prendre mon poing dans la figure !
Bill : Ne t'avise jamais de lever la mains sur moi !
Tom : Alors ne t'avise jamais de répéter que je te rabaisse car c'est entièrement faux, c'est le plus gros mensonge que tu aies jamais dit !
Bill : Tu as une drôle de façon de la montrer alors.
Tom : Comment peux-tu dire ça après tout ce que je fais pour toi ? Tu te souviens de Tony, ce gros bêta qui t'avait mis une main aux fesses ? Tu l'as vraiment cru lorsqu'il a dit qu'il s'était cassé la jambe et le bras en tombant accidentellement dans les escaliers ? C'est moi qui l'y ai poussé et quand bien même il pouvait se briser la nuque, je n'en avais strictement rien à faire. Pourquoi ? Parce qu'il avait manqué de respect à mon petit-frère ! Tu vois Bill, les gens qui te rabaissent moi je les frappe !
Bill : Pour mieux faire qu'eux, c'est ça ?

Vous n'avez pas l'impression parfois qu'il y a certaines fois où il vaudrait mieux se taire plutôt que de répliquer quoi que ce soit ? C'est cette étrange sensation qui s'empare de moi à la vue de la lueur démente qui habite le regard de mon homologue mais ce qui me fait vraiment me dire que j'aurais peut-être dû me taire c'est son énorme poing qui s'abat sur ma joue, me faisant tomber à terre sous le choc. Bon Dieu que ça fait mal ! Je ne sens plus ma joue et les larmes me montent aux yeux tellement la douleur est forte. Je le hais, je ne veux plus le voir, je veux quitter cette pièce mais mes jambes refusent de m'obéir et restent plaquées contre le parquet de ma chambre. Je lève mon regard plein de reproches vers lui et toute la haine que je pouvais éprouver pour lui s'estompe à la vue de ces larmes qui roulent le long de ses joues. Je ne l'ai jamais vu pleurer. Même lorsque nos parents se sont séparés, je n'ai pas vu une seule larme couler de ses yeux alors que moi, faible comme je suis, je sanglotais à longueur de journée. Je ne comprends pas ces perles d'eau salées qui décorent son visage, je ne comprends pas non plus la tristesse qu'il y a dans son regard mais je sais au plus profond de mon misérable être que j'en suis le seul responsable. Je posa ma main manucurée sur ma joue endolorie, j'ai trop mal !

Bill : Pour... Pourquoi as-tu fait ça ?
Tom : Pour te montrer à quel point tu te trompes ainsi que ce qui t'attendra désormais à chaque fois que tu oseras me comparer à ces pourritures qui te font la vie dure ! Je t'aime petit-frère, je t'aime bon sang et c'est cet amour qui fait que jamais Ô grand jamais je ne laisserai quelqu'un te faire du mal, de même que je ne pourrai jamais t'en faire volontairement car j'éprouve ce besoin maladif de te protéger de ces monstres ! Je ne suis pas comme eux, ne me compare pas à eux, par pitié...

Je ne me suis jamais senti aussi mal. Je ne suis qu'un sombre crétin, je m'en veux tellement d'être si immature parfois. À dix-sept ans, je considère la vie comme un jeu mais je prends maintenant confiance du fait qu'il faut que je grandisse. Je me rends désormais compte que je ne suis rien comparé à Tom, qu'il est un modèle à suivre, un modèle que j'aime d'un amour bien plus fort qu'un amour fraternel. Je suis sûr qu'il me déteste maintenant, c'est la raison pour laquelle je baisse la tête tout en gardant ma main sur ma joue. Je le vois s'agenouiller devant moi, puis je sens sa propre main prendre la place de la mienne sur ma joue, cette même joue sur laquelle il dépose un tendre baiser. Nous faisons ça depuis que nous sommes tout petits, c'est un bisou magique qui soigne de tous les maux. Il me prend ensuite dans ses bras et je me retrouve avec la tête collée contre son torse, respirant son doux parfum à pleins poumons. Qu'est-ce que je suis bien contre lui, je pourrais passer toute ma vie de la sorte.

Bill : Pardon Tom, je ne pensais pas ce que je disais, pardon...
Tom : Je sais, je sais...

Son autre main me caresse les cheveux tandis que sa première demeure sur ma joue. Cette douce caresse me procure tellement de bien que j'en soupire de plaisir. Qu'est-ce que je suis bien avec lui, si seulement il ne pouvait être qu'à moi ! Je t'aime Tom, je t'aime tellement, un mot de toi et je t'offre mon c½ur à tout jamais, tu es le seul avec qui je veux passer ma vie... Pourquoi sommes-nous frères ?

POV Baphomet :

Cela fait bien une heure que je les surveille, assis sur le rebord extérieur de la fenêtre de ce cher Bill, nos têtes collées et uniquement séparées par cette foutue vitre. Il ne m'a pas vu, évidemment, car aucun mortel ne peut me voir quand que je ne souhaite pas me montrer à lui. Je n'ai absolument rien manqué de cette petite dispute qui, avouons-le, est partie de la jalousie du cadet. Mon passage préféré ? Le coup de poing, bien évidemment ! En revanche, je trouve la fin de cette histoire bâclée : ils se sont réconciliés trop vite à mon gout mais bon, il vaut mieux pour nous autres démons que ces deux êtres-humains soient en bons termes si nous voulons que s'accomplisse la prophétie.

Gabriel : Je me disais bien que cette odeur répugnante de violette n'était pas le fruit du hasard ! [NB : selon le Vatican, l'odeur de violette est assimilée aux démons tandis que l'odeur de rose est assimilée au divin ]
Baphomet :Toujours aussi agréable mon ange.
Gabriel : Archange !
Baphomet : Pas la peine de t'en vanter hein, j'en suis un moi aussi !
Gabriel : Pourrais-je connaître la raison de ta présence en ce lieu ?
Baphomet : Je venais m'assurer que tout allait pour le mieux entre ces deux gamins. Je suis plutôt satisfait ; si cela continue de la sorte, ils passeront bientôt à l'acte.
Gabriel : À l'acte ?
Baphomet : Oh mon Dieu...
Gabriel : Pas de blasphème !!!
Baphomet : Comme tu voudras, mon ange. En ce qui concerne l'acte en question, il est indispensable pour que la prophétie s'accomplisse, c'est la petite touche personnelle de notre Lillith bien-aimée.
Gabriel : La reine des Sodomites ?
Baphomet : Elle-même ! Si tu veux avoir Bill, il faudra d'abord assister à un acte que vous tous là-haut désapprouvaient grandement. Je sais que vous pratiquez les relations homosexuelles en-haut, je crois que c'est bien là l'unique point commun entre nos deux mondes, mais est-ce que vous acceptez les pécheurs là-haut ?
Gabriel : Je ne te suis pas...
Baphomet : Regarde-les, ne les trouves-tu pas attendrissants ? Ils respirent l'amour, mais pas un amour simple, oh non, un amour bien plus complexe. Tu sais, celui qui fait faire des folies au c½ur humain. C'est ce même amour qu'ont éprouvé jadis Adam et Eve et c'est encore ce même amour qui conduira les jumeaux Kaulitz à pécher.
Gabriel : De l'inceste...
Baphomet : Bravo monsieur, vous êtes le grand gagnant du jour ! Merci d'avoir joué avec nous et n'hésitez pas à retenter votre chance.
Gabriel : T'ai-je déjà dit que tu avais un humour déplorable ?
Baphomet : Une bonne centaine de fois au moins.

Je le regarde et lui souris. Plus le temps passe et plus la présence de Gabriel m'est agréable. Nous nous sommes haïs par le passé, lorsque les archanges des deux mondes se sont livrés bataille sur Terre, décimant les trois quarts de la population en livrant celle-ci aux famines, épidémies et autres caprices de la nature en tout genre. Aujourd'hui je me complais dans cette proximité que j'ai avec lui, j'ai comme l'impression que ces jumeaux nous unissent l'un à l'autre. Je reporte mon entière attention sur les deux frères qui ont cessé de s'enlacer et surfent sur le web. Leurs invitées ne devraient plus tarder à les rejoindre maintenant. Plus je regarde le cadet et plus je le trouve attirant. Quel dommage qu'il appartienne aux cieux, nous aurions pu faire des merveilles au lit ! J'en envie presque le jeune Tom qui va pouvoir s'unir à lui sans savoir que cet union les conduirait à leur perte. Tant pis, à défaut de me taper l'androgyne je pourrai toujours profiter du corps de son démon de frère !

Gabriel : L'archange tout puissant devra être incestueux ? C'est du jamais vu !
Baphomet : Et on ne le verra jamais plus, sois-en sûr !
Gabriel : Obéir aux ordres d'un pécheur !
Baphomet : Rhaaaan, que d'histoires pour de la baise !
Gabriel : Au nom du Ciel, sois correct !
Baphomet : Et toi plus détendu mon ange.

Je ne lui laisse pas le temps de répondre et regagne ces abysses infernales qui me sont si chères.

POV Tom :

Cela fait une heure que Bill et moi nous sommes disputés, pour n'importe quoi en plus. Les filles nous ont rejoints alors que nous étions sur internet, nous avons donc tout éteint. Résultat : on joue à un jeu stupide appelé " Action ou Vérité ". Mon frère, Bélinda et moi sommes assis sur le lit tandis que les trois autres filles nous font face par-terre.

Chloé : Hmm... Tom !
Tom : Vérité.
Chloé : Tu me trouves comment ?

Bandante.

Tom : Très charmante.

Bah oui, si je veux la mettre dans mon lit il faut bien que je lui fasse croire qu'elle est spéciale. Ne me dîtes pas que vous n'avez jamais fait ça ? Moi je le fais toujours, même qu'après Chloé je passe à Bélinda.

Chloé : C'est tout ?
Tom : Non, mais je ne voudrais pas rendre les autres jaloux.

Et BAM, une super baffe de la part de Bill et nous éclatons tous de rire.

Tom : Bon, euh... Laetitia.
Laetitia : action.
Tom : Hum, c'est bon ça ! Euh... Enlève ton haut !
Bill : Tom !
Tom : Bah quoi, elle a un soutif non ?
Bill : Mais c'est pas ça le problème, ça ne se fait pas c'est tout !
Laetitia : Oh, moi je m'en fiche tu sais ; je ne suis pas pudique.
Tom : Tu vois, ça ne la dérange pas.
Bill : Pff, sale pervers !

Je me contente de lui adresser un large sourire avant de reporter mon attention sur Laetitia qui enlève lentement son haut, révélant un soutien-gorge rose pétant Hello Kitty. Elle est plutôt planche à pain ; c'est nul car il n'y a rien à mater ! Bill est devenu tout pâle et il ne m'est pas difficile de deviner ce à quoi il pense : si maman ou papa entre dans la pièce, nous sommes morts. Une fois la jeune fille débarrassée de son vêtement, elle regarde tout autour d'elle avant de s'arrêter sur Bill.

Laetitia : Billou !
Bélinda : Hey, c'est moi qui lui ai donné ce surnom alors tu serais gentille de ne pas l'utiliser si tu ne veux pas devoir payer de luxueux droits d'auteur !

Nous rions tous mais j'ai comme l'impression que la jeune femme rit jaune. Serait-ce de la jalousie purement féminine ? Je ne sais pas vraiment comment je dois réagir : si je dois envier mon frère ou si je dois haïr cette française de tant s'intéresser à MON frère. Au départ, je penchais surtout pour la première solution mais je passe directement à la seconde lorsque je vois mon jumeau rougir. C'est pas possible !!! Non pas que cette française ne soit pas mignonne, bien au contraire, mais je ne pourrai jamais plus supporter de voir Bill dans les bras de quelqu'un d'autre que moi. Il est vrai que moi-même je drague Chloé, mais elle et moi savons pertinemment que ce n'est que pour le sexe. Cette boule que je sens se former dans mon ventre est la preuve irréfutable que je suis fou amoureux de mon frère ainsi que très jaloux.

Tom : Et moi, est-ce que j'en ai le droit ?
Bélinda : Hmm, d'accord mais c'est bien parce que c'est toi hein !

Je lui fais mon plus beau sourire, jouant l'hypocrite à merveilles, mais je bouillonne intérieurement comme jamais auparavant.

Laetitia : Ok, je reprends donc, Bill !
Bill : Euh... Action !
Laetitia : Cool ! Je veux que tu chauffes ton frère.
Bill / Tom : Quoi !?!
Laetitia : Bah arriver à le faire bander quoi !
Tom : Je ne sais pas si tu es au courant, mais... On est jumeaux !
Laetitia : C'est pour ça que ça peut être drôle. On sait que vous êtes frères, c'est juste pour le fun.
Bill : Je ne trouves pas ça fun, désolé.
Bélinda : Laeti, je crois que les yaois que tu lis te montent à la tête.
Tom : Les quoi ?
Lucile : Y-A-O-I, ce sont des histoires entre homosexuelles qui tournent souvent autour du sexe et Laetitia en raffole.
Tom : oO'

Je trouve cette idée gore mais drôlement excitante. Bill et moi nous regardons et haussons les épaules.

Bill : Si je le fais, tu roules un patin à Chloé ?
Laetitia : Ça marche !

Bill m'allonge sur le lit et se met à califourchon sur moi.

Bill : T'as intérêt à vite bander parce que moi je veux voir les filles se rouler leur patin hein !
Tom : Ça ne dépendra que de toi.

Il approche son visage du mien mais ne m'embrasse pas, préférant poser ses lèvres humide sur mon cou qu'il parcourt de toutes parts. Je suis d'abord gêné devant les filles mais j'oublie bien vite nos spectatrices lorsque Bill glisse ses mains sous mon large t-shirt tout en suçotant la paume d'Adam. Je ne veux pas que tout s'arrête aussi vite, c'est pourquoi je ne dois pas bander. Je pense donc à ma grand-mère pendant que les caresses faites par les longs doigts manucurés de mon frère se font plus sensuelles, descendant plus bas jusqu'à l'élastique de mon boxer qui dépasse de mon baguy. Ses lèvres remontent le long de ma gorge puis de mon cou pour venir se poser sur mon oreille qu'il s'amuse à mordiller. Au secours mémé, RETTE MICH !

Bill : Je crois que tu triches.

Il a murmuré ses mots à mon oreille d'une voix enivrante et de manière à ce que moi-seul puisse les entendre. Bon Dieu, si les filles n'étaient pas là je retournerais les positions et prendrais mon jumeau dans toutes celles que je connais, c'est-à-dire beaucoup ! C'est en murmurant que je lui réponds.

Tom : Qu'est-ce qui te fais dire ça ?
Bill : Je suis ton frère jumeau Tom, moi aussi je penserais à grand-maman si tu me faisais tout ça. Mais je suis le plus fort des deux et je donnerai aux filles ce qu'elles veulent voir.

Il enlève ses mains de dessous mon t-shirt.

Tom : Cours toujours, tu HAN !

J'avais commencé cette phrase en murmurant pour la finir en gémissant lorsque l'une des mains de Bill s'était posée sur mon entre-jambe et l'avait caressée. Si seulement les françaises n'étaient pas là ! Mon petit soldat est désormais au garde-à-vous et ça me fais plutôt mal toute cette pression à l'intérieur. Bill se relève et descend de lit en souriant bêtement, fier de lui. Il s'agenouille à côté des filles et éclate de rire. C'est ça, paie-toi ma tête, rira bien qui rira le dernier ! Je m'assieds, gêné par cet imposante virilité. Je rougis et me lève pour rejoindre la salle de bain qui sépare ma chambre de celle de mon frère, notre salle de bain. Je me colle contre la porte que je viens de fermer et regarde le Tom qui me fait face dans le miroir, mon reflet. Je suis rouge et mes yeux sont immédiatement attirés par cette bosse que forme mon sexe. Je déboutonne mon baguy et ôte mon boxer. Mes mains agiles se posent sur ma virilité et je commence à la caresser en pensant à mon frère. Faut-il vraiment que je vous fasse un dessin ? Quelques instants plus tard, je me libère dans un râle de plaisir en murmurant le nom de celui avec qui je voudrais tant partager ma vie amoureuse...

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Me voici de retour de vacances avec, tout spécialement pour vous, un nouveau chapitre !
J'espère que ça vous plait toujours autant qu'au début.
N'hésitez pas à me donner votre avis ou votre critique, tous les commentaires sont les bienvenus sauf les pubs ;-)
J'attends donc vos commentaires avec impatience =D
<3 Küsse an Sie <3

xX---{{ Billounette }}---Xx

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# Posté le samedi 07 juin 2008 06:51

Modifié le jeudi 14 août 2008 09:21