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« La Vérité peut être blessante mais les blessures qu'elle cause sont-elles vraies ? »
POV Bill :Bill : TOOOOOOOOOOOOOOOM ?!!!!!
Pas de réponse.Bill : TOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOM !!!!!!!!!
Toujours pas de réponse. Qu'est-ce qu'il peut m'énerver lorsqu'il fait ça, c'est incroyable, et dire qu'il va sur ses dix-huit ans, il n'a pas dix ans d'âge mental ! Cela fait un quart d'heure que je me balade dans Loitsche en l'appelant du plus fort que je peux mais j'ai beau faire, il demeure introuvable. J'arrive à la lisière de la forêt. Je sais qu'il aime cet endroit car depuis que nous sommes en âge de sortir seuls, nous nous y rendons toujours. Je ne sais pas pourquoi mais ce lieu me semble protecteur, bien que la plupart des enfants de ce village en aient une peur bleue. Nous ne sommes que quelques ados à y aller aussi fréquemment mais ce n'est pas plus mal en fin de compte, cela nous donne l'impression d'en être les seuls maîtres, comme si tous ces arbres centenaires n'appartenaient qu'à nous et formaient notre royaume. Je m'enfonce sur un petit sentier obscur, la lumière du jour ne filtrant pas à travers les feuillages touffus des hauts arbres qui le bordent. Mes pas suivent une espèce de mécanisme, comme s'ils savaient où il fallait m'amener. Bien-sûr, je connais déjà la destination, j'y suis allé tant de fois avec lui. D'ailleurs je ne tarde pas à y arriver et le vois immédiatement. Il est assis en indien devant l'arbre centenaire qui nous a tant servi de terrain de jeu. On ne sait pas vraiment quel âge il a, personne n'a été capable de nous le dire, mais nous pensons que ce vieux chêne doit avoir bien plus de deux-cent ans. Il ne se retourne même pas lorsque mes santiags frottant sur les feuilles mortes font du bruit, je crois qu'il ne les entend pas. Je m'approche tout doucement de lui et m'assieds à ses côtés. Je l'aime mon jumeau, et je sais quand il va mal et là je peux vous certifier que c'est le cas.Bill : Tom.
Tom : Hmm ?
Bill : Ça fait un quart d'heure que je te cherche, papa ne peux pas nous prendre ce week-end, il part en voyage d'affaires à Tokyo.
Tom : Il a toujours une bonne excuse pour ne pas nous prendre de toute façon, je crois que je m'y suis habitué à force.
Je sais au fond de moi que Tom a raison mais je refuse de le reconnaître. Lorsque nous avions six ans, nos parents ont décidé de divorcer. Notre père est resté vivre à Leipzig tandis que maman et nous partions nous installer à Magdeburg. Nous avons passé six mois dans un appartement puis maman nous a présenté son nouveau chéri, Gordon Trümper, et nous a dit qu'ils allaient se marier. Au départ, nous étions très distants avec lui, peut-être parce que nous croyions que notre mère l'aimait plus que nous ou qu'il allait chercher à prendre la place de notre vrai père. Mais, finalement, nous nous sommes rendus compte qu'il était quelqu'un de très attentionné et qu'en aucun cas il ne voulait prendre la place de notre père, il voulait juste devenir notre deuxième père. Nous sommes alors partis nous installer à Loitsche et c'est à partir de ce moment que notre père nous a de moins en moins fait venir chez lui. Même si nous le voyons de moins en moins, il est tout de même notre père et cela me fait toujours très mal lorsque Tom en dit du mal.Bill : C'est son travail qui veut ça Tom, moi je suis sûr qu'il aurait adoré que nous venions le voir, il le dit toujours lorsqu'il nous appelle.
Tom : Arrête de lui trouver des excuses Bill et ouvre les yeux ! Tu ne vois pas qu'il n'en a plus rien à faire de nous ? Il ne paie même plus la pension alimentaire, il nous appelle une fois tous les trente-six du mois et oublie toujours nos anniversaires. Tu crois que c'est son travail qui lui interdit de se rappeler qu'il a des fils ?
Bill : C'est pas ce que je voulais dire, mais tu ne dois pas oublier qu'il est notre père et que, comme tout le monde, il a ses petits défauts.
Tom : Arrête Bill, tu m'énerves !
Je ne réponds pas, je sais que c'est peine perdue et qu'il ne vaut mieux pas l'énerver quand il est dans cet état. Je suis pourtant persuadé que notre père nous aime toujours. Après tout, tous les pères aiment leurs fils non ? J'ai mal au c½ur lorsque je me dis que Tom pourrait avoir raison et je me persuade qu'il a tort. Pitié, faites qu'il ait tort ! Bill : Qu'est-ce qui ne va pas ?
Tom : Rien, tout va très bien, je lui le plus heureux des hommes !
Bill : Arrête un peu toi aussi, je le sens quand tu vas mal, t'as oublié ?
Tom : Bon, ok, tu veux que je te le dise ? Soit, mais ne viens pas te plaindre après !
Il se lève et se poste devant moi. Il me parle d'une voix assez forte et ses bras accompagnent ses propos. Il fait peur.Tom : J'en ai marre Bill, marre que tu prennes toujours sa défense. Il n'en a rien à faire de nous, merde, mets-toi bien ça dans la tête ! T'en as pas marre de protéger quelqu'un qui est incapable de se souvenir de ta date de naissance, quelqu'un qui ne se souvient même pas que tu existes ? Arrête un peu de croire que tout le monde il est beau et que tout le monde il est gentil, redescends un peu de ta planète bon sang ! Des fois je me demande même si t'es capable de dire des jurons, t'es jamais méchant avec qui que ce soit et tu te laisses marcher dessus comme si c'était normal. J'en ai marre de devoir jouer le rôle du père avec toi, t'es incapable de te défendre ! T'as pas encore vue que la vie n'était pas rose ?
Bill : Je... Tu... Arrête...
Tom : Non je n'arrêterai pas, tu as voulu savoir alors tu sauras ! Il est grand temps que tu grandisses un peu et que tu sortes de ton monde pour vivre la réalité des choses !
Il se tait... Enfin ! Les larmes me montent aux yeux et j'essaie de les empêcher de couler mais c'est en vain, elles finissent donc par couler le long de mes joues, ce qui semble agacer mon frère.Tom : Tu vois ? Qu'est-ce que je disais ? T'es incapable de te défendre et tu te laisses même rabaisser sans rien dire. Tu pleures comme un vulgaire gamin.
Je ne réponds pas, j'ai bien trop mal pour ça. Depuis toujours, mon physique et mon look androgyne m'ont valu d'être la risée de tous. Le seul soutien que j'avais provenait de Tom et de mes amis, celui de Tom étant celui qui comptait le plus pour moi. Qu'il me dise ces choses était plus blessant qu'un coup de poignard en plein c½ur. Sans le regarder, je me relève et traîne les pieds dans ces tas de feuilles qui jonchent le sol, les yeux rivés sur ce sol terreux. Je veux rentrer chez moi et m'enfermer pour toujours dans ma chambre.Tom : Bill...
Pas de réponse.Tom : Bill !
Toujours pas de réponse. Il n'avait pas le droit de me parler comme ça. Alors que j'étais en train de presser le pas, une main me retient et je me retrouve à sangloter sur le torse de mon jumeau. Ses mains caressent ma chevelure noire et blanche et ses lèvres me chuchotent de me calmer.Tom : Bill pardonne-moi, je ne voulais pas dire ça, j'étais énervé et j'ai dit n'importe quoi. Si tu savais comme j'ai honte de moi, j'ai fait du mal à la seule personne qui compte réellement pour moi. Je suis tellement désolé, je t'aime comme tu es et je m'en fiche de devoir te défendre, je suis même très fier de le faire. Je t'aime petit frère, je t'aime petit ange. Tu es la seule personne qui soit bonne dans ce monde et ne change pas !
Bill : Moi aussi je t'aime grand frère.
POV Tom :Je serre mon petit ange dans mes bras et tente de le rassurer, je m'en veux tellement de lui avoir dit ces méchantes choses, lui qui ne veut de mal à personne. J'apprécie au fond de devoir le protéger car cela me donne l'impression que je lui suis utile et au moins je suis sûr que personne ne l'embête. Je l'ai toujours dans mes bras lorsque je sens mon portable vibrer. Je me décolle un peu de lui et sort l'appareil de ma poche : maman. Je décroche.Simone : Allô, Tom ?
Tom : Oui.
Simone : Vous comptez rentrer un jour ?
Tom : Oui, on arrive là, on est sur la route, pourquoi ?
Simone : Parce qu'il est un peu vingt heures passées et que je suis en train de m'inquiéter pour vous, je me demandais si vous n'aviez pas été kidnappés ou un truc dans le genre.
Tom : C'est certainement pas dans ce village paumé qu'on va nous kidnapper...
Simone : On ne sait jamais. En attendant, vous vous dépêchez d'arriver !
Tom : Oui maman, à tout de suite !
Je raccroche et fais comprendre à Bill qu'il est temps pour nous de rentrer à la maison. Je n'ai même pas besoin de parler, lui et moi nous comprenons parfaitement sans avoir à prononcer la moindre parole. C'est ça être jumeau : être toujours lié l'un à l'autre. C'est magique, unique, merveilleux. Nous nous mettons en marche mais ne pressons pas vraiment le pas, nous ne sommes pas très pressés de rentrer. Nous savons déjà comment va se dérouler la soirée : maman et Gordon vont passer leur temps à critiquer papa et à dire qu'il est un père indigne. Je partage totalement leur avis mais pas Bill et je sais que chacune de leurs paroles contre le paternel lui fait du mal. Nous sommes sortis de la forêt et nous dirigeons maintenant vers la sortie du village, le quartier chic de ce bon vieux Loitsche. Un silence pesant règne entre nous et je cherche quelque chose pour le briser mais ne trouve pas... Comme si Bill avait lu dans mes pensées, il prend la parole.Bill : Dis, demain nous sommes bien samedi ?
Tom : Oui, dernier samedi des vacances... Quand je pense que lundi il faut retourner en cours pour cette dernière année de lycée.
Bill : Oui mais ce sera aussi notre anniversaire !
Tom : C'est juste. Dix-huit ans... On commence vraiment à se faire vieux !
Bill : Oui. Vu que demain on est samedi, ça te dirait pas d'aller voir Andy, Georg et Gustav à Magdeburg ?
Tom : Mouais... Faut d'abord voir si maman est d'accord.
Bill : Je ne vois pas de raison pour qu'elle dise non... T'as rangé ta chambre ?
Tom : Euh...
Bill : T'as intérêt à le faire si tu veux qu'elle accepte !
Tom : Je te promets de le faire dès que nous serons rentrés, ça te va ?
Bill : Mouais.
Je dois reconnaître que je suis un gros bordélique et que, à ce niveau là, Bill est bien meilleur que moi. Ce gars est une véritable petite fée du logis, sa chambre est toujours nickel propre et super bien rangée, tandis que la mienne... Ne parlons pas des choses qui fâchent ! Ma mère me répète souvent de prendre exemple sur lui mais ce qu'elle ne sait pas c'est que son plus jeune fils est un maniaque doublé d'un perfectionniste, ce qui explique l'état de sa chambre. Croit-elle vraiment que ma grotte peut ressembler à la sienne ? Nous sommes enfin arrivés à destination et rentrons dans la splendide maison que nous habitons depuis plusieurs années. Une fois à l'intérieur, maman vient se poster devant nous, les mains sur les hanches, un air colérique sur son beau visage.Simone : C'est une heure pour rentrer ça peut-être ?
Bill : Maman, c'est pas comme si il était une heure du matin, il n'est que vingt heures trente !
Simone : Il n'est que vingt heures trente ? QUE vingt-heures trente ? Mais de qui te moques-tu mon garçon ? Qui sait ce qui aurait pu vous arriver là dehors ?!
Tom : Tu sais maman, Loitsche est un village tranquille et la moyenne d'âge est de cinquante ans, je ne vois pas pourquoi tu te fais tant de soucis.
Simone : Si je me fais tant de soucis c'est parce que je vous aime et que je ne veux pas qu'ils vous arrivent le moindre mal. Est-ce trop vous demander que de rentrer aux heures convenues ? Dois-je vous enfermer dans vos chambres pour que vous compreniez que l'obéissance est une chose primordiale ?
Bill : On est désolés maman, on ne le fera jamais plus, c'est promis.
Simone : J'espère bien pour vous ! Allez vous laver les mains maintenant, on passe à table !
Je suis Bill qui gravit une à une les marches de notre escalier. Nous entrons dans la salle de bain et nous dirigeons vers le lavabo. Je fais couler l'eau tandis que Bill se savonne les mains. Une fois qu'il a fini avec le savon, il me le passe et nos mains se frôlent. C'est alors que mon corps tout entier est prit d'un frisson et je reste les yeux rivés sur lui. Bien-sûr il ne le voit pas, il ne le voit jamais. Ce n'est pas la première fois que je me retrouve à l'admirer : je le trouve tellement parfait, encore plus beau que les anges. Ça y est, il tourne la tête vers moi et ses yeux semblent me dire " qu'est-ce qu'il y a ? ". Rien Bill, il n'y a rien... Je reporte mon entière attention sur mes mains que je lave avec un soin exagéré. Lui se les ait essuyées depuis longtemps mais n'a pourtant pas quitté les lieux, je crois qu'il m'attend.Simone : Vous en avez encore pour longtemps ?
Vraiment pas patiente celle-là ! Je finis de me laver les mains et nous descendons. Le diner se passe le plus calmement du monde mais ni Bill ni moi n'osons aborder notre projet du lendemain. Dans le fond, je me dis que je pourrai toujours le demander demain matin. Gordon parle de ses affaires mais mon frère et moi ne l'écoutons pas, il n'y a que maman qui est pendue à ses lèvres. Finalement, une fois le repas terminé, Bill et moi nous rendons dans la cuisine pour faire la vaisselle ; Bill lave et moi j'essuie. Tandis que nous faisons notre besogne, il me parle, mais je ne l'écoute pas vraiment, je suis bien trop absorbé à repenser à ce qui s'est passé dans la salle de bain.Bill : Toooooom !
Tom : Hein ?! Quoi ?!
Bill : T'es bizarre, depuis tout à l'heure je te parle et je me prends des vents royaux. Tu penses à quoi ?
Tom : À un tas de trucs.
Bill : Mais encore ?
Tom : Laisse tomber, c'est pas important... Tu disais quoi ?
Bill : Je disais que je crois que c'est mort pour demain, maman ne voudra jamais nous laisser aller à Magdeburg avec cette histoire de retard bidon. Tu trouves pas qu'elle s'inquiète un peu trop ?
Tom : Mais carrément ! Ça lui passera bien un jour, quand elle comprendre que nous sommes en âge de nous défendre et que les gens vont certainement pas kidnapper un chieur comme toi.
Bill : Ha ha ha
( rire forcé ).
Tom : Mais je plaisante Macky, tu le sais bien !
Bill : C'est ça Tomi, c'est ça... Je me vengerai !
Tom : Serait-ce une menace ?
Bill : Whouah, il aurait donc un cerveau...
Pour toute réponse je lui jette ma serviette humide à la tête et nous éclatons de rire. Finalement, nous terminons cette maudite vaisselle et montons dans sa chambre. On va toujours dans sa chambre, peut-être parce que le mienne n'est jamais rangée et que môsieur Bill est maniaque... Je m'installe sur son lit pendant que lui se met à son ordi dernier cri, une petite folie de cinq mille euros que Gordon nous a offert pour notre passage en terminale, n'est-il pas gentil ? Il ne s'intéresse même plus à moi, bien trop occupé à parler sur msn avec une de ses amies. Je porte mon attention sur la pile de magasines de mode qui se trouve sur sa table de chevet. C'est clair, mon frère est un mordu de fringues, il lui arrive d'ailleurs d'être modèle pour quelques magasines assez rocks. Je prends le premier que je vois " Dann wird alles Rock " ( tout sera rock ) et le parcours vaguement. Arrivé en page du milieu, je vois un article dédié aux modèles qui font fureur et qui sont promis à un grand avenir dans cette profession : Bill est le favori !!! Normal en même temps, il est parfait mon frère !Tom : Hey Macky, tu es dans ce magasine !
Bill : Oui, dans les autres aussi...
Il m'a répondu le plus simplement du monde, sans même détacher ses yeux de son écran plat LG vingt-deux pouces. J'ai comme l'impression qu'il s'en fiche un peu, que c'est devenu normal pour lui. Moi je donnerais n'importe quoi pour être à sa place ! Il m'est déjà arrivé de poser pour un ou deux magasines de rap ou de hip hop mais ça n'a pas atteint des sommets comme Bill. Je repose le magasine sur sa pile et vient m'appuyer sur la bureau, à côté de Bill.Tom : Tu parles à qui ?
Bill : À une fille que j'ai rencontrée sur un forum de musique le mois dernier, elle est française mais qu'est-ce qu'elle peut assurer en allemand ! Je crois que c'est parce que ses grands-parents sont allemands.
Tom : Et vous parlez de quoi ?
Bill : Bah là elle me dit qu'elle va passer le week-end en Allemagne avec des amies, histoire de prendre du bon temps avant la rentrée scolaire. Tu crois que je peux lui proposer de venir chez nous ?
Tom : Bill, on a cinq chambres d'amis et tout autant de salles de bain, je pense qu'on aura de la place. Si elles viennent c'est à combien ?
Bill : Attends, je lui demande.
Ses doigts agiles tapent sur le clavier à une vitesse fulgurante et le pire c'est qu'il ne fait même pas une seule faute d'orthographe. Quelques secondes plus tard, une réponse apparait sur l'écran.Bill : À quatre ! Il y aurait elle, sa meilleure amie, sa twin de coeur et une amie d'enfance. Tu crois que maman voudrait ? Je ne lui ai pas encore fait la proposition, je préfère avoir la réponse de maman avant...
Tom : Bah t'as qu'à aller le lui demander, moi pendant ce temps là je lui tiens le crachoir à ta française.
Bill : T'as pas intérêt à la draguer !
Tom : Hum...
Il quitte le bureau, me donne une gifle que j'esquive de justesse puis sourit avant de quitter la pièce. Woah, même de derrière il est parfait mon jumeau... Mais qu'est-ce que je raconte moi ? Je prends la place que mon frère occupait auparavant et me présente à la demoiselle.Macky dit :
Salut ! C'est pas Bill mais son jumeau, il est parti faire un truc.Schwarz Engel dit :
Ok, ravie de faire ta connaissance !Macky dit :
C'est vrai que tu parles bien allemand, bravo !Schwarz Engel dit :
Merci ;) C'est quoi ton nom à toi ?Macky dit :
Tom, et toi ?Schwarz Engel dit :
Bélinda.Macky dit :
Ça sonne pas trop français :sSchwarz Engel dit :
Ouais je sais, à la base c'est celte mais on s'en foue XD.Macky dit :
Mais non qu'on ne s'en foue pas, lol. Alors comme ça tu vas venir en Allemagne ?Schwarz Engel dit :
Oui, on veut se taper des bons délires avec les filles, histoire de bien terminer les vacances. Et puis, ça me fera une occasion de voir Bill ailleurs que sur des photos ;).Je rêve ou elle a le béguin pour Bill, pour MON Bill ? Bon, je veux bien être gentil et galant avec les filles mais il faut pas non plus qu'elles abusent de ma gentillesse ! Je crois que j'ai un problème, pire, je crois que je suis amoureux de mon frère. C'est impossible, ça ne peut pas être ! J'ai toujours vécu avec lui, je l'ai toujours protégé de la méchanceté des autres, il est mon frère bon sang ! Et puis ce serait de l'inceste, non, du twinceste et dans une famille aussi catholique que la mienne, je ne pense pas que ça soit une bonne idée. Sans compter que si je commets un inceste avec mon frère, je deviendrais homo, ce qui veux dire que nous finirions tous les deux avec nos valises dans la rue. Non, je crois que je me trompe, je dois me tromper ! Je prends mon courage à deux mains, je veux avoir la certitude que cette jeune fille s'intéresse à Bill.Macky dit :
Tu as un petit copain ?Schwarz Engel dit :
Pourquoi cette question ?Macky dit :
Réponds-y s'il te plait.Schwarz Engel dit :
Non, je n'en ai plus.Cette fois ça y est, je suis sûr qu'elle va essayer de se le taper lorsqu'elle sera là. Elle n'a pas intérêt sinon je le ré-expédie direct en France ! C'est ce moment que choisit Bill pour réapparaître dans la pièce, un sourire triomphant sur les lèves. Vite, je ferme l'onglet de conversation, je ne veux pas qu'il voie la dernière question. Rien qu'à son air je peux deviner que maman a dit oui et que les jeunes filles vont venir à la maison.Tom : Je suppose que la réponse est oui ?
Bill : Exactement, maman a dit que ça ne lui posait aucun problème du moment qu'elles n'étaient pas satanistes, quelle idée tout de même !
Tom : Je te laisse le lui annoncer, moi je vais me coucher, j'ai un gros coup de barre.
Bill : Bonne nuit Tomi.
Tom : Bonne nuit Macky.
Comme chaque soir, je lui dépose un baiser sur le front mais mes yeux ne peuvent se détacher de ses lèvres rosées. De peut de ne pourvoir me contenir encore longtemps, je préfère quitter sa chambre dans le plus grand silence. Je crie un bref " bonne nuit " à mes parents qui sont installés devant la télé et je rentre dans ma propre chambre. Je n'allume pas la lumière, me mets en boxer et me jette sur mon lit deux places. En général je me douche avant d'aller me coucher mais là j'ai trop la flemme. Mes paupières se font de plus en plus lourdes et je ne tarde pas à débarquer au royaume de Morphée... Des cris, des pleurs, du sang...
Le ciel est empli de volatiles noirs : des corbeaux...
D'étranges créatures se battent les unes contre les autres mais lui n'y prête pas attention, il le cherche...
Il tue quiconque se trouve entre lui et sa proie...
Il le voit enfin et s'approche de lui...
Leurs yeux se rencontrent et se remplissent de larmes...
Le combat final peut commencer.
Je me réveille en sursaut, le souffle saccadé et le corps couvert de sueur. Je regarde mon réveil numérique : trois heures. Maman dit que c'est l'heure des démons, moi je dis que c'est encore trop tôt pour se lever. Je repose ma tête dans mes oreillers mais ne retrouve pas le sommeil. Ce rêve semblait si réel, c'était comme si j'y était, comme si je voyait véritablement ces ' choses ' se faire massacrer. Et ces yeux, ces yeux qui étaient si semblables aux miens, un regard si pur et si triste. J'avais même ressenti la tristesse de l'autre personne, celle en qui je me trouvais. Je n'avais jamais fait de tel rêve et il j'espère bien ne plus jamais en refaire. Mes paupières sont à nouveau lourdes et je m'apprête à me rendormir lorsqu'un bruit se fait entendre : quelque chose a claqué contre la vitre de ma fenêtre. Je me redresse et regarde cette fenêtre, il n'y a pourtant rien qui frotte dessus, pas même une branche d'arbre. Je me lève et me dirige lentement vers la fenêtre que j'ouvre. L'air froid du dehors me fait frissonner et je regarde les arbres déformés par le vent qui semble maître de cette nuit. Personne, il n'y a rien ni personne mais j'ai pourtant l'impression que quelqu'un m'observe. Je m'apprête à refermer cette fenêtre et à retourner vers mon lit lorsque des cris en provenance de la chambre voisine se font entendre. Bill !!! Ni une, ni deux, je me précipite dans le couloir et entre en furie dans la chambre ordonnée de mon frère.Bill : Tom...
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Et voilà pour ce premier chapitre. Il est long, certes, mais il faudra vous y faire car je ne suis pas une grande fan des petits chapitres, de plus j'aime bien détailler comme ça c'est moins difficile pour vous d'entrer dans l'histoire.
Merci aux quelques personnes qui m'ont laissé des commentaires, j'espère que vous serez bientôt aussi nombreuses que sur ma première fic.
J'espère que ça vous plait, n'hésitez pas à donner votre avis.
<3 Küsse an Sie <3
xX---{{ Billounette }}---Xx
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